Sans vouloir me faire le porte-voix de Sylvain Tesson (qui n’en a pas besoin !), je ne peux que souscrire à la “terre âpre et rude”, loin des clichés « lavande et cigale », qu’il évoque pour parler de la Provence dans les Chemins Noirs…
Et tout commence dans sa verticalité géologique et florale. C’est avant tout une terre qui pique, écorche, irrite, gratte, cisaille, abrase, griffe, érafle, lacère, perfore, transperce, découpe… Du cade à l’asparagus, du chêne kermès au romarin, des aiguilles de pin au genêt scorpion, de l’ajonc à l’acacia, du calcaire urgonien au lapiaz… Un relief minéral et végétal agressif, toujours prêt à mordre et à vous faire la peau. Jamais un arrondi mamelonesque pour poser une fesse en mal de douceur.
Comme une invitation à ne pas s’attarder et à (tré)passer son chemin…

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